Je me lance ! J’ouvre ce blog pour faire un mini compte rendu de mon séjour à Las Vegas pour les championnats du monde de Poker 2008.
Mon séjour va être court et en conséquence la vie de ce blog sera à priori courte aussi. Je compte avoir un emploi du temps bien rempli à Vegas et donc ne pas
forcement avoir beaucoup de temps pour écrire ici, mais bon, je sais que beaucoup de connaissances attendent de mes nouvelles et je vais donc essayer de leur en donner régulièrement.
Je m’envole donc pour Vegas après-demain pour un séjour d’une semaine. Pour la petite histoire, j’ai gagné un package pour le main-event des WSOP en jouant en ligne
sur le site Pokerstars : il y a un mois, j’ai décidé de dépenser un peu de ma bankroll dans une série de satellites pour les WSOP. Je suis un habitué des Sit’n’Go (tournois mono-table) et
j’ai donc tenté pour commencer le système des « steps » mis en place par Pokerstars cette année (un enchainement de 6 tournois mono-tables avec un buy-in croissant financé par le gain
du tournoi précédent). La première tentative fut la bonne et mon investissement de 7,5$ a été récompensé par un gain de 12500$.
Pokerstars ne force pas les joueurs à participer au main-event et préfère virer les 12,5k$ sur le compte du joueur. J’ai donc pu choisir la façon dont j’allais
utiliser cet argent.
Pour diverses raisons, je n’ai pas envie de faire le main event. Je préfère me faire une semaine de « vacances » à Vegas avec la participation à plusieurs
petits tournois plutôt que de tout claquer dans un giga-tournoi, certes très beau, mais dans lequel j’estime n’avoir aucune chance.
Je vais donc quand même faire un event des WSOP (je ne peux pas y couper, c’est quand même LA raison principale de ma venue aux US). J’ai choisi le 1500$ Holdem NL
short handed, comme tout les 1500$ des WSOP, il a une structure rapide qui ne laisse pas de place à l’erreur…
Je vais aussi tenter quelques tournois annexes avec des structures plus agréables dans d’autres casinos de Vegas.
Et pour terminer ce premier article je vais inclure une capture d'écran de ma qualification (histoire de pouvoir la montrer à mes petit-enfants quand j'aurais perdu
mes dents).
Cela fait un mois que je me prépare ce voyage. Cela ne m’empêche pas de faire encore le cauchemar du bad beat au « départ » : un passeport refusé, un problème de dernière
minute qui me fait rater mon eurostar pour Londres ou mon avion pour Vegas, que sais-je encore…Un douanier zélé pour qui j’ai la tête d’un terroriste notoire ?
Pour l’heure, j’espère que les manifestations de taxis, ambulances et autres camionneurs ne me gêneront pas pour atteindre la gare Lille Europe dans les temps…
Alors, voici quelques étapes de ma préparation qui pourront éventuellement servir à d’autres :
-Le passeport : il faut normalement un passeport biométrique, à défaut, il faut demander un visa à l’ambassade et cela peut prendre plusieurs mois. Une exception :
si vous avez un passeport modèle Delphine (lecture optique possible) datant d’avant 2005 c’est normalement OK… c’est mon cas, mais cela ne m’empêche pas de stresser quand même…
-L’avion : Il existe de nombreux vols vers Vegas à des prix très différents et globalement, plus vous réservez tôt meilleur est le prix. Je pense que dès que vous trouvez
un truc acceptable entre 500 et 700€ aller-retour alors il faut foncer. Il existe aussi des bundles avion+hôtel intéressants… J’ai choisi un des très rares vol direct pour Vegas au départ de
Londres pour 600€ (compagnie : Virgin Atlantic), pour un séjour court, avoir un vol de 10h direct est un vrai confort à mon avis. Je rejoins Londres en Eurostar grâce à mes points fidélités
SNCF.
-L’hôtel : il y a un très grand choix à Vegas. J’ai d’abord eu une proposition alléchante de Thomas Fougeron (alias fougan) que je connais bien, pour partager une chambre
au Bellagio (le top du top : 5 étoiles). Finalement un empêchement de Thomas va me forcer à me rabattre sur le Bally’s, juste en face du Bellagio, mais 1 étoile et demi moins classe :-s
. J’ai réservé la semaine complète pour environ 650$ (chambre double immense !)
-Une voiture : La location de voiture à Vegas ne coute vraiment pas cher et cela me permettra je l’espère d’avoir toute la liberté possible : 147€ pour une voiture
climatisée avec kilométrage illimité pour la semaine.
-L’argent : Pokerstars me crédite des $ online : comment les transformer en $ « papier » ? La solution basique consiste à faire un cash-out vers la
France ($->€), puis d’acheter des $ (€->$). La perte est importante, frais de change double, frais de commission, etc… Une autre solution plus économique et d’utiliser un compte Neteller et
leur carte de paiement associée pour retirer des espèces au distributeur directement à Vegas : plus de frais de change et une commission modeste. J’ai opté pour un mélange des deux
solutions.
Voilà, je suis dans les starting blocks. J’espère ne pas avoir de pépins pour atteindre Vegas. C’est beaucoup de travail avant et c’est aussi un gros effort et beaucoup de soutien de la part mes
proches pour me permettre de réaliser un rêve, mais je suis persuadé que le jeu en vaut la chandelle.
Voilà, nous sommes à 5 heures du "Shuffle up and deal"
et je suis prêt à en découdre. Je suis néanmoins inquiet, la structure est rapide et le niveau m'a l'air trés bon si j'en crois ce que j'ai vu hier. En tout cas, toutes les stars sont là et elles
ont toutes des montagnes de jetons devant elles, et j'ai comme l'impression que ce sont les gars comme moi qui fournissent la matière de leurs piles de chips improbables....
Bon, un petit résumé des événements de ces dernières 24 heures :
Arrivé à Londres sans problème puis à Gatwick par la FCC (genre de RER), à l'hôtel accueil frigorifique d'un espèce de géant black qui me demande 100£ pour une chambre riquiqui avec un grand lit
imbriqué dans 2 lits superposés (genre Formule1) avec une vue magnifique sur une station essence et une autoroute. Du vol pur et simple, mais il est 23h30 et je suis claqué.
Le lendemain matin à l'aéroport tout se passe comme sur des roulettes : Virgin Atlantic est une grosse compagnie avec des processus bien huilés et 20 minutes après mon arrivée j'ai mon ticket, je
suis enregistré et mes bagages sont partis pour la soute... Il me reste 2h30 à tuer et je termine d'un trait le seul bouquin que j'avais pris pour ma semaine (le 3ème tome de "Millenium", trés bon
!)...
Ensuite c'est l'interminable vol vers Vegas avec un format de siège qui n'est pas vraiment prévu pour ma taille, je peux néanmoins allonger les jambes et c'est déjà ça. Je ne regrette pas le vol
direct : les 9h30 de vol sont déjà pénibles, si en plus il fallait changer d'avion et remettre ça pour quelques heures....
Arrivé à l'aéroport de Vegas, petite tension au passage de la douane : "For some reason, there is a problem with your passport..." Glups.... "Look : this 5 shoud be a 1 !". Apparement le lecteur
optique n'arrive pas à lire correctement mon passeport... Après 3 essais, le bon chiffre sera détecté, ouf !
Ensuite, un type désigne environ une personne sur trente pour un contrôle plus poussé. Devinez qui se retrouve les bras en l'air en chaussettes pour une fouille méthodique ? Gagné. J'ai eu raison
de pas venir avec une bombe de poche ou un morceau de fromage au lait cru dans le sac à dos.
Ensuite, j'enchaîne les files d'attente pour récupérer ma valise, attendre la navette, louer ma voiture... et enfin, c'est bon. Je suis autonome et à Vegas !
Le temps est bizarre quand j'arrive : beaucoup de vent et même quelques gouttes d'eau (les locaux m'expliquent que c'est carrement hyper rare). Il fait néanmoins trente degré à l'ombre et si vous
voulez vous rendre compte de l'impression que ça fait, c'est facile : un sèche cheveux à fond direct dans la tronche.
La circulation à Vegas n'est pas trés dure, tout, je dit bien tout, est surdimensionné. La rampe d'accés au parking du Bally's est aussi grande que l'ensemble du parking du printemps à Lille.
Je découvre ma chambre au Bally's : Wow ! La salle de bain est plus grande que ma chambre Londonienne.
Ensuite, malgrés la fatigue, je ne résiste pas à la tentation d'aller faire un tour au Rio où je retrouve un Benjo trés occupé par son boulot qui m'indique quelques trucs à faire. La encore, c'est
le gigantisme qui impressionne le plus. des centaines de tables de poker, un bruit de fond permanent de jetons qui s'entrechoquent.
En 10 minutes je passe à moins de 3 ou 4 mètres de : Ivey, Raymer, Greenstein, Devilfish, Slansky, Rousso, Bruel, Soulier, Benyamine, Nguyen et plein d'autres dont je ne me souviens plus du nom :
trés trés impressionnant. Pour la majorité ils ont des montagnes de jetons devant eux et c'est trés intimidant. J'ai repéré Koska sur une table de cash game high limit avec une pyramide de jetons
devant lui.
Ensuite, après 24 heures sans dormir, je fais l'erreur de me tenter un satellite pour mon tournoi WSOP : un tournoi une table à 175$, je joue pas mal mais après 6 ou 7 mains je suis classé comme
une serrure (le style est plutôt "rock & roll") et lorsque je relance au bouton avec AT (pas vu de jeu, c'est ma meilleure main) je suis callé par un BB qui a une tête du genre : "Je call parce
que t'est une serrure et que je peux toucher avec mes petites cartes".
Flop : T83 2 piques. J'ai l'as de pique. il checke je met le pot et il me relance à tapis pour environ la même valeur. Je ne me vois pas folder, je suis short stack et il est peut-être sur les
piques. Je call, il a T8u et je ne trouve pas l'as. je sors 5ème sur 10.
Bon, je vais directement m'inscrire pour le tournoi de demain en priant pour qu'il ne se passe pas de la même façon.
Pour terminer la soirée, Benjo m'indique un excellent endroit pour des hamburgers maison et des frites fraiches : Le "In & Out". C'est effectivement délicieux, ça ressemble à un "super momo en
américain" dans la friterie du coin à Provin (je déconne pas !).
Je m'écroule vers 22H heure locale (après 27h non stop).
Voili, voilou, je vais aller tater du petit-dèj du bally's...
Comment dire ? Je suis sorti du tournoi... j'ai perdu,
c'est fini le 6 handed des WSOP. Mais je n'ai pas le goût amer habituel des tournois importants ratés dans la bouche. Je me suis bien amusé, j'ai joué un bon poker et la structure ne m'a pas
paralysé du tout. Je termine donc 250 ème (place estimée, le compteur était bloqué sur 266 depuis longtemps) sur 1236. Voici donc un petit compte rendu de ma journée.
Après un réveil matinal (jetlag à mort dans les dents), je prend le temps d'un moment trés agréable de la journée : les coups de fil à la famille : beaucoup d'encouragements et de soutien de mes
proches... c'est primordial et ça fait plaisir d'entendre des voix amies quand on est isolé dans une ville aussi démente que Vegas.
Ensuite le seul bad-beat de la journée : Neteller. J'ai leur carte de paiement et c'est avec cette dernière que je compte financer une bonne partie de mon séjour. Je me connecte donc pour faire un
cash-out de 2k$. Et là bang ! Compte fermé pour des raisons de sécurité. Je me précipite vers le support où l'on m'explique que c'est parce que je suis aux US et que j'ai un compte qui fonctionne
habituellement depuis l'europe. Je les rassure en leur demandant de me poser les questions de sécurité classiques pour qu'il débloque mon compte mais c'est là la vraie surprise : refus catégorique
! Il faut faire les transactions depuis la France obligatoirement avant le départ pour les US. Je pête un cable et je demande à parler au superviseur. Après 20 minutes de négo, il me réouvre mon
compte en m'expliquant que dès que je vais me reconnecter il va se rebloquer automatiquement. J'en demande pas plus et je trouve un avantage à être informaticien en utilisant un truc que j'ai
configuré il y a longtemps : je prends le contrôle à distance du PC familial en France et je me connecte "depuis la France". J'effectue ainsi le cash out... ouf !
Avec tout ça, je suis pas en avance est je pars direct pour le Rio. En arrivant, c'est la cohue pour les inscriptions, je regrette pas de l'avoir fait la veille. Je matte avec envie les nombreux
types qui se font masser sur des chaises spéciales. C'est hyper fréquent ici... sur les abords de la salle de tournoi et même pendant les tournois, il y a une dizaine de masseurs ou masseuses qui
circulent en proposant un massage relaxant du dos, des épaules et du cou... Je me laisse tenter pour 15 minutes et je m'assoie sur leur bidule. Sur le coup, je trouve le massage trés "viril", à la
limite douloureux parfois mais bon, je laisse faire, c'est eux les pros... Mauvaise idée : j'en souffre encore ! La nenette m'a détruit la nuque et les épaules !!! En fait, je crois qu'elle m'a
fait le "special" américain obèse qui sent rien en dessous de 15cm de gras. Conclusion : soyez prudent e n'hésitez pas à demander : "Please, keep it soft !".
Enfin le tournoi commence. C'est trés pro. Les croupiers sont tous d'un grande dextérité et le fait que nous ne soyons que 6 à table nous permet de voir un grand nombre de mains. Je suis rapidement
classé comme un des agressifs de la table et c'est tant mieux. Un autre type attaque pas mal et je découvre au bout d'une demi-heure que c'est un Français (raccoon sur plusieurs site online, je
n'est pas capté son nom de famille). En fait, j'ai évité le truc que je déteste dans un tournoi : jouer trop peu. Ici les rounds d'une heure et le fait qu'il soit considéré comme "normal"
d'attaquer un coup sur trois (shorthanded oblige) me permet de gagner énormément de mains, d'en perdre beaucoup aussi mais et c'est bien le principal, de jouer beaucoup au poker.
C'est difficile de raconter spécifiquement une main : en fait, je joue pratiquement "any two" en position si je suis le premier à parler et que les blinds sont identifiés comme prenables... On voit
trés rarement un show down. 90% des mains sont relancées pré-flop, normal quoi.
Après 1h30 de jeu, Il y a déjà eu 4 sortants (remplacés immédiatement) à ma table et je n'ai toujours pas décollé (j'oscille entre 2500 et 3500 pour un tapis de départ à 3000). Un asiatique, lassé
de mes vols constants, a plusieurs fois envoyé son tapis (plus gros que le mien) preflop au BB quand je relance au bouton. Je jette à chaque fois rapidement en lui disant : "easy decision". Il
m'explique qu'il est du genre binaire et qu'avec les monstres qu'il touche il peut faire ça... bof bof, si vraiment il a des monstres, il rentabilise que dalle.
Première main clé : nous somme à 10 minutes de la pause repas. J'ai 2900 et je suis loin en dessous de la moyenne qui est à 3800. Je touche AKu au bouton, un mec (un peu weak) limp utg et je
relance un chouïa plus que d'habitude (3,5BB au lieu de 3BB), je vois l'asiatique au BB qui hésites et bing, ça loupe pas, il envoit son tapis. Le limper fold et j'ai une décision difficile à
prendre pour tout mon tapis. Je prend mon temps, c'est mes WSOP quand même !
Il peut faire cela avec n'importe quelle paire et c'est dans ce cas au mieux un coin flip. Il peut aussi à mon avis le faire avec AK, AQ et AJ (il boite trop souvent à mon goût). Ce qui serait
plutôt bien pour moi. J'estime à 10% la chance de bluff complet. Je pense qu'avec AA ou KK, il aurait tenté de prendre plus au flop. Je regarde la structure et l'augmentation des blinds qui
approche et je me dit qu'un coin flip n'est pas déconnant à ce stade. Ensuite, je tente de décrypter l'adversaire, il parle beaucoup d'habitude et là il ne dit rien depuis les deux ou trois
minutes que je réfléchis.. Je lui pose une ou deux question... il est figé. Je le sens pas trés sur de lui. La décision est prise : "Call !".
Nice read, il retourne ATs. Ca tient et je "double up" !
C'est la pose repas, je file à la cantine des WSOP et je tombe sur Patrick Bruel dans la file d'attente, on tape la discute, il est étonné de mon hésitation pour payer avec AK, il m'explique que je
doit surestimer le niveau du tournoi. Il a le même tapis que moi, après un passage risqué à 400. Il est trés sympa et me présente sa femme Céline. Je lui parle de Pokeralille et il me demande si
nous avons un championnat avec Winamax. J'en profite pour lui dire le bien que je pense de ce genre de sponsoring...
C'est la reprise : les antes font leur apparition et il devient encore plus important de prendre régulièrement quelques coups. Je vais avoir mon plus gros coup de chatte rapidement face à un nouvel
arrivé à la table : il est trés agressif et joue pratiquement tous les coups. Il limp UTG, j'ai JJ au bouton, je relance fort. Il call. Flop Kxx 2 trefles. Il check après réflexion. Je fait un
continuous bet de 80% du pot. Il raise-mini immédiatement. C'est un truc que je l'ai vu faire plusieurs fois pour tester la valeur d'un main adverse. Je n'arrive pas à le mettre sur un K à cause du
tirage treffle, je me dit qu'il aurait misé avec un K pour ne pas me laisser la free-card. Je ne me sens pas caller, ça n'a pas de sens. C'est ou fold ou relance. Il a moins de tapis que moi, mais
si je perd le coup, c'est 60% de mon tapis qui s'envole... J'estime que j'ai encore de la fold-equity et je fais boite. Il grimace pendant 10 secondes avant de pousser le reste de son tapis. Et là,
je suis mal : il a KJ. Dame chatte me sauve en me donnant une couleur runner runner avec mon J de trefle. La rivière est le K de trêfle qui lui donne brelan. Le mec quitte la table trés énervé et
je le comprend.... pfiouuuu !!! c'était chaud !
A ce moment je suis à 8500. Stack moyen à 5700, c'est ma meilleure position du tournoi.
Cela va se gater avec un monstrueux stack qui débarque à la table, il doit avoir environ 25k (au bout de 4 rounds c'est pas mal !). Il a surtout l'air corriace et j'en fait les frais rapidement.
Comme d'hab, je saisie un occasion de voler les blinds.. il call. Il check un flop de briques et je continuous bet la valeur du pot. Il raise min et je contemple ma main pourrie et sa montagne de
jeton : fold... Je suis capté et je vais maintenant avoir du mal à me faire respecter à la table.
Un autre gros stacks débarque et là, c'est trés dur. A deux, il font la loi et c'est difficile de prendre un pot sans risquer tout son tapis. Je descend inexorablement à 5000. C'est surement à ce
moment que j'aurais du jouer differement, mais bon, la fatigue (il est 4h du matin en France) et l'inexpérience m'ont fait ralentir le rythme.
Enfin, la table casse. Je me retrouve de l'autre coté de l'amazon-room sur une table ou je suis bien évidemment short-stack face à des monstres qui n'arrête pas de s'agresser... Je me rend compte
que ma table de départ était facile ;-) .
Je vais faire boite 2 ou 3 fois sans être payé. Puis c'est la dernière main, je balance boite à 4000 aux blinds 200/400 ante 50 avec une paire de 6 en main. Un mec isole en faisant boite à 30000
derrière, un dernier boite à 25000 derrière, ça sent le sapin... Le premier a JJ le second AK. Un K au flop et pas de 6 pour me sauver.
Voilà... 6 heures de jeu, 250ème... Un virage mal négocié : je passe à 5000 au moment ou il faut que je monte à 15000....
C'est une belle expérience. Et même si les pros parle de structure boucherie, si vous êtes habitué au Pasino, alors c'est jouable !
Magnifique tournoi. Une poker
room superbe, un personnel compétent, un belle structure, un bon niveau... le pied quoi.
Bon je casse le suspense et ensuite je vous la fait en détail : je sors 31ème sur 440 et je touche 883$. Il y avait 45 payés mais le prizepool fait la part belle à la table finale. Le premier
touche plus de 30000$. Je sors sur ce que le chef de salle appellera un "tough beat" en me tapant dans le dos : j'ai 110k, le tapis moyen est de 210k. Les blinds sont de 6000/12000 ante 2000, il y
a 36000 au pot avant d'avoir les cartes. Je suis UTG est je retourne AKu. J'envoie boite. Il y a un seul mec désagréable à la table, il m'a sur-relancé plusieurs fois depuis les blinds en marmonant
des trucs pas cool sur les "frenchies". Cette fois encore, il râle en expliquant bien fort "No need for a count ! I call the frenchie !". Il retourne AQ et fait moins le malin quand il voit ma
main. Evidement une Q tombe au flop... dégouté...Ce coup devait me remettre au tapis moyen et me permettre de continuer une bataille entamée 13h plus tôt ! Enfin bon, un point positif c'est que je
loupe le day2 du tournoi d'une heure. Je pourrais ainsi refaire le même tournoi dès demain.
Bon alors, comme d'hab, un petit compte rendu de la journée : réveil 7h30, je commence a faire des nuits normales... Rédaction de l'article du blog sur les WSOP et ensuite coup de fil à ma dame de
coeur et à mes quatres as.
Je me tâte un moment sur le tournoi de la journée : Caesar Palace ou Venetian ? Initialement le 300$ du Caesar a une meilleure structure (rounds de 50 minutes) mais l'annonce de l'augmentation des
stacks de départ pour le Venitian (15000 jetons !) me font changer d'avis et je file au Venetian sans même prendre de petit dèj.
Arrivé sur place accueil royal du chef de salle qui me propose un sat une table à 130$ avec 2 tickets à la gagne. Il me laisse le temps d'aller chercher un café croissant que je déguste en
attaquant le sat... Il est 10h du mat, je suis déjà à une table de poker... ville de malades.
Je vois pas beaucoup de jeu mais un style serré agressif me permet de me maintenir en place. Je fini 4ème sur un coup trés moche : Je call au bouton derrière 2 limpers avec JTs. Flop KJ2 tricolore.
Tout le monde check, moi aussi...
Turn T, ça check encore et je bet le pot. Un mec hésite trois plombes et fini par caller pour 90% de son tapis (!!). Turn 9, il balance les 10% restant, que je paye perdant mais c'est infoldable.
Il retourne Q3... Il me reste un tapis rikiki et je saute sur un coin flip peu de temps après.
Je file m'inscrire 1/2 heure avant le debut du tournoi. Nous sommes 440, 15k de stack de départ, blinds 25/50... belle profondeur de tapis.
Ensuite je vois du beau poker, avec des top-paire top-kicker foldées après surelance (c'est un bon critère ça !). Je peux jouer un jeu en petites touches où on prends en compte autant les joueurs
en présence que la valeur de sa main. Je suis super concentré, j'ai les lunettes noires et comme dirait NBK, j'ai sorti mon A game.
Je ne me souviens pas de mains particulière sur le début du tournoi. Je crois que je n'ai jamais mis tout mon tapis en jeu pendant les 4 ou 5 premières heures de tournoi.
C'est néanmoins assez éprouvant, il faut maintenir la concentration. Pendant les WSOP, le Venetian a étendu sa salle de tournois à 70 tables et une bonne partie sont maintenant trés proches des
machines à sous, le bruit est insupportable... coup de bol, je retrouve dans mon sac des bouchons d'oreille que j'avais prévus pour le vol en avion. Je vous le conseille, c'est vraiment nécessaire
si on veut pas devenir dingue ! Ensuite, je carbure au RedBull pour me tenir éveillé, ça marche pas trop mal.
Le tournoi est un combat permanent, je surveille de près la hauteur de mon tapis et je ne me laisse pas distancer par le tapis moyen. Je suis maintenant obligé de passer par des relances à tapis
qui heureusement vont passer à chaque fois.
A la pause diner, j'ai 90000 pour un stack moyen de 78000. C'est plutôt bien. Il reste environ 95 joueurs.
Ensuite, ça devient violent avec des antes élevées et certains trés gros tapis qui tabassent fort. Je suis changé plusieurs fois de tables et mon image est à reconstruire à chaque fois... et j'ai
plus vraiment le temps de la fignoler mon image.
Un peu avant les place payées, je vais avoir un gros coup de chatte qui va me sauver d'une place proche de la bulle. Je suis shortstack à 50K, je raise UTG avec AJ, il y a un reraise derrière pour
60% de mon tapis. Je tente un call en me disant que je peux encore folder si le flop est trop pourri. il tombe KT6. Le mec tient ses jetons en l'air au dessus de tapis pour me faire comprendre que
quoi que je fasse, il balance.... Je recompte mes jetons et je regrette mon call.... Je ne veux pas jouer avec 3BB, alors je pousse. Il call avec AQ, Aïe !
Turn......... Q , Yessssss ! La table fait des Ohhh my God ! Jesousss Craiiist ! Et moi je ramasse mes tonnes de jetons en rigolant !!!
Ensuite, ça se passe bien jusqu'aux places payées, que j'atteins avec le tapis moyen (150k). Je ressere un peu mon jeu pour profiter des joueurs qui s'envoient en l'air à partir de moment où il
sont payés. La structure des prix est un peu débile : entre la 45ème et la 37ème place on touche 660$ (pour une mise de 550, c'est ridicule).
J'arrive a passer la limite des 37 mais sans trouver le moyen de monter mon tapis. La prochaine augmentation est pour la 27ème place (1180$), c'est pas gagné.
La fin, vous la connaissez, j'ai pas encore digéré l'attitude de cet abruti... mais bon... that's poker.
Sinon, un petit mot sur le Venetian, c'est trés rigolo, il y a un contraste étonnant avec le Bally's. Autant ce dernier fait un peu old-school (avec des serveuses en mini-jupe certe, mais qui ont
le même âge que l'hotel !) autant le Venetian c'est trés jeune avec pleins de fêtards partout et des serveuses en string qui vous empêche de vous concentrer sur les cartes (pffff... c'est dur le
poker...).
En soirée, c'est la folie, c'est le lieu de sortie de plein de bandes de jeunes. Alors, les mecs, on dirait tous des rappers et les filles... bah, l'uniforme, c'est la micro-robe à la Maria Careh
qui défie l'apesanteur et qui doit tenir au scotch double face, le tout assorti avec des talons aiguilles improbables. Certaines peuvent se permettre ce style de tenue et c'est pas désagréable pour
un sou, par contre beaucoup le font quand même malgrès un régime hamburger/frites depuis le plus jeune âge....
Enfin bon, ça fait un peu racaille endimanchée tout ça...
Un autre truc, je suis toujours surpris par le nombre impressionant d'américains TRES gros. L'obésité veut dire quelque chose chez eux... Dans certains hôtels il y a des tricycles à moteur spéciaux
garés un peu partout : ça fait peur ! Je me suis fréquemment assis à des tables de poker où je devais être le plus léger, et ça, c'est pas tout les jours que ça m'arrive en France !!!!
Cette fois pour changer un peu d'ambiance j'ai décidé de faire un tournoi deep-stack au Caesar Palace. En période de WSOP, les casinos se battent pour proposer la meilleure structure possible pour
les joueurs. Du coup, je fait un 300$ avec une structure magnifique (12500 de stack, rounds de 50 minutes !).
Le tournoi va mal commencer, je touche 2 ou 3 monstres dans le premier round que je suis obligé de folder après des boards désastreux et des reraises massifs à la turn ou à la river. Du coup, je me
retrouve avec un tapis plutôt petit et surtout avec une (fausse) image loose aggro qui va me coller aux basket. Surtout que je ne touche plus rien derrière... Dès que je raise, j'ai un ou deux
caller qui espèrent des jetons faciles... Le problème c'est que je ne trouve pas mes flops.
Mais l'effet deepstack est là, il est possible de mal commencer et de se refaire.... J'oscille entre le tapis moyen et la moitié du tapis moyen pendant 4 heures. Pas moyen de monter au
dessus...
Ensuite, les 2 chip-leaders du tournoi sont bougés à ma table et ça devient trés dur de bouger une oreille. Je suis durablement inscrit dans la liste des "short-stack" officiel. J'ai un mal de
chien à trouver des créneaux pour envoyer ma boite (j'ai moins de 10 BB), l'énorme majorité des mains sont relancée.
Mais bon, je lutte pour ma survie (contrairement à certains qui se laisse mourir). Dès que je peux le faire, c'est boite avec le "first-in vigorish" et un tapis à environ 10BB qui fait hésiter les
éventuels callers.
Je deviens d'ailleurs l'attraction de la table, j'ai poussé mon tapis 18 fois. J'ai pris les blinds 13 fois. J'ai fait folder un raiser une fois avec un monstre. J'ai été callé 4 fois. Je double 2
fois et je perds 2 fois dont une fois contre un plus petit tapis que le mien. A chaque fois que je push, J'annonce "Push time !" et les mecs comptent les points à la table.
Je finirais par sortir avec un push avec A7. Le chip leader call avec KJ. Je touche mon A, mais il fait 2 paires river.
Je termine 98 ou 99 sur 460 inscrits. 9 heures de jeu et une trés bonne expérience de vécue...
J'ai rencontré 2 Français avec lesquels j'ai sympathisé. Ils font globalement les mêmes tournois que moi.
Ensuite j'ai fait un peu de tourisme, j'ai visité le Caesar (avec ces fameuses Pussy-Cats Dolls) : il faut que le Pasino vienne faire un stage ici... ils savent comment faire tourner un casino
!
En fait, contrairement à ce que je connais en France, les croupiers mettent ici une ambiance de folie. Il y a des cris et des rires dans tous les coins. Ils doivent avoir un % sur les gains de leur
table et c'est dans leur intérêt d'attirer du monde et des les "fidéliser". Je ne compte plus les tables de craps avec des hurlements autour (exactement comme la scène avec Sharon Stones dans le
film Casino !). Il faut aussi ajouter à cela, les "pole-dancers" qui attirent l'oeil en surplomb des tables. Voici un petit exemple de ce que cela donne :
Ensuite, je vais visiter le mythique "Bellagio" ! Le casino est trés impressionnant, avec beaucoup de jeux qui se jouent en High-Limit (mise mini de 100$... glups). Il y a aussi beaucoup de
choses à voir, les décorations somptueuses, des animations, le cirque du soleil, etc... Par contre je suis un peu déçu par la poker-room, elle est beaucoup plus petite que ce que j'imaginais.
Je repère Anthony Lellouche à une table haute limite avec des montagnes de jetons de 1000$ devant lui. La "Bobby's room" est minuscule (selon les normes américaines of course) et elle est vide
au moment où je suis là...
De retour au Bally's, je vais me laisser tenter par une session de cash-game où je vais mettre une heure pour perdre une cave max à la 1/2 NL. Je suis décidement pas un joueur de cash...
J'enchaîne les tournois jusqu'à plus soif. Et même si je ne gagne pas, j'apprend beaucoup. En résumé aujourd'hui, le 500$ du Caesar ou je termine avant le diner break et j'enchaine avec le 150$
toujours au Caesar ou je saute au bout de 40 minutes sur un setup parfait !
Petit compte rendu de la journée : réveil vers 8h, nuit normale, plus d'effet de décalage horaire. Après avoir pris des nouvelles de la famille je décide de faire une visite au Spa du Bally's. En
deux mot et comme l'excellent Gotlieb, je dirais : "Rhâââ Lovely..." . Jacuzzi, Sauna, Hammam, massage suédois... un vrai bonheur. Ca vaut largement le prix que cela coûte je le recommande vivement
! Je sors de là 1h30 plus tard et je file au Caesar pour participer au 500 de 12h. Encore une belle structure ! Je retrouve mon pote Jeremy qui le fait aussi. Nous discutons pas mal de nos mains
respectives et je pense que cela me permet de progresser. Les rounds durent 50 minutes et les antes font leur apparitions plus tard, par contre ici, pas de shuffler automatique comme au Venetian
(vous savez, le truc qui fait sortir à la demande un paquet mélangé des entrailles de la table de poker). Je pense que du coup on voit un peu moins de mains qu'au venetian même si les rounds sont
plus long.
Un truc que j'ai appris avec ces tournois, c'est que même si la structure est lente, il ne faut jamais attendre pour être agressif et construire son stack. En fait il est possible de survivre trés
longtemps dans ce type de structure, il est même possible d'être payé avec ce genre de tactique, mais je pense qu'il est trés dur de gagner un tournoi de cette façon. Pendant que vous jouez votre
jeu bien serré pour monter doucement mais surement un tapis en restant proche de l'average, certains gamblent dès le début, agressent à tout va et se retrouve avec des tapis monstres quand cela
devient vraiment utile. Et d'après vous, lesquels retrouve-t-on en table finale ? Je pense que c'est une ou deux "serrures" pour huit "agressifs" qui sont passés à travers les premiers rounds et
qui ont pris de l'avance.
C'est facile à dire, mais moins facile à faire. Surtout quand les 500$ de buy-in représente beaucoup pour vous ! Et donc je me retrouve encore dans une position défensive assez vite....
Une anecdote quand même : devinez qui est à ma table ? Allez... une photo pour vous aider :
Et bah oui, c'est le bon vieux TJ Cloutier ! Ca fait drôle de jouer à la même table que lui. Tout le monde se demande ce qu'il fait dans un tournoi à 500$ et apparemment lui aussi se le demande...
Il regarde partout sauf sur la table...
Il raconte pas mal d'anecdotes et ça c'est sympa, il a apparement été assez deep dans le 2500$ des WSOP.
Je vais lui voler les blinds une ou deux fois pour le fun mais c'est mon voisin de gauche qui va se faire le remake du film "Les joueurs" en sortant le champion. Mon voisin raise au Cut-off pour 3
BB, TJ au BB annonce "I'd like to gamble for all my chips with this one..." et il push. Insta-call de mon voisin avec 88...wow... TJ retourne AKs et les 8 tiennent. Out le TJ, il se barre
rapidement ( vers le Venetian m'a-t-on dit).
Je vois des coups trés interessants et je discute avec mes voisins. J'apprend pas mal de trucs. J'ai vu un "set over set" (brelan contre brelan au flop) ou le 2ème brelan arrive a coucher sa main,
impressionnant...
Je vais perdre un gros pot contre un asiatique :
Il a fait preuve d'un poker solide depuis le début du tournoi. Il est un peu plus gros que moi en tapis. J'attrape AKs au bouton, je reraise fort derrière 2 limpers. Il est au BB et il hésite trés
longtemps avant de caller, un des limpers paye, l'autre se couche. Le pot est déjà gros. Flop K83 tricolore. trés rapidement il fait un gros bet (70% du pot), le limper fold. Vous faites quoi ?
J'ai top paire - top kicker et là je raisonne comme quand je suis dans mes tournois hebdomadaires de Pokeralille, je me dit : "Si il a un brelan, il va me check raiser car il sait que je fais
souvent des continuous bet". Du coup, je me sens pas mal et je veut pas lui donner de free card. Je reraise. Autant vous dire que ce reraise là, il me coute cher (40% de mon tapis que j'avais déjà
bien monté). Et là, il fait quoi mon ami Bruce Lee ? Et bah, il me demande "How deep are you ?", Je lui répond "Quite deep my friend, quite deep... I'll show you my friend ! *". Et il répond
calmenent "Ok. I'm all in". Glups, glups, et re glups... et bah voilà, on est pas chez Vincent un soir de SPT, on est à Vegas crénom de nom et il vient de me fisher** grave le champion ! Je fais
mon malin 2 minutes pour pas perdre la face et je mucke mes cartes.
Plus tard, je vais longuement discuter du coup avec d'autres joueurs. Je vais comprendre que le style de jeu que j'affiche permet à certains bons joueurs attentifs d'optimiser leurs coups contre
moi...
En gros, je résume : mon raise pre-flop est trop gros pour être AA ou KK, ça sent le AK à plein nez. Le BB call en anticipant un éventuel montage de piège. Le flop tombe avec son K. Le brelan de K
est trés peu probable chez moi. Et là il attaque fort pour maximiser l'effet reraise (c'est pas un check raise, c'est un bet reraise). Ensuite, il connait mon style de jeu et il sait trés bien que
je sais folder AK sur ce type de flop. Après, sa main a peu d'importance, il peut avoir un brelan de 8, de 3... il peut même faire ça avec QQ si il a les nerfs solides, voire 2 briques... mais bon
ça je préfère ne pas l'imaginer, ça me fait trop mal ;-) .
Je me retrouve short-stack et c'est la loi de la survie dans la jungle. Je vais encore tenir 2 heures en pushant régulièrement. 3 big stacks sont bougés à ma table et ma survie ne tient plus qu'à
un fil. Le coup de grâce tombe : je pousse avec 99, le mega chipleader annonce all-in derrière pour isoler. Il retourne JJ et pas de miracle au board.
Un repas sur le pouce plus tard, j'ai juste le temps de m'inscrire pour le 150$ quotidien de 19 heures. Une structure identique mais un stack de départ de 5000 (au lieu de 15000). A ce prix, c'est
néanmoins introuvable en France. La structure est 2 fois plus lente qu'à l'ACF. Pour trouver un truc équivalent, il faut mettre 500€ en France.
Le buy-in me paralyse moins et je décide de me la faire gammmmbolll ! En fait ça se passe bien, j'ai une image de loose aggro parfait, je prend plein de pot et je monte à 8000 en 30 minutes. Un
type à la table va sortir un autre joueur (AA vs KK) et il va donc passer a environ 10k.
Le set-up arrive : un pot non raisé : 5 limper, je check mon option au BB avec AT en main (trop faible pour une relance avec autant de monde). flop AA5. Je me dit : AJ AQ et AK aurait relancé
preflop, je suis pas mal du tout. Je bet d'entrée pour faire celui qui arrache le pot (ça colle avec mon image). Le gugusse qui a 10k, il est enervé parce que je lui est piqué ses blinds 2 tours de
suite et je suis pas étonné de le voir réagir. Il me reraise. Je marque un temps d'hésitation et je call. turn 2. Je fais le check du mec qui a compris qu'il est peut-être battu. Ca accroche, il me
regarde avec un air de défi : "I'm all-in !". Il est arrivé pile poil où je voulais l'emmener. Instacall bien sûr. Il a A5, bien sûr aussi.... et c'est moi qui suit là où il veut que je sois...
ouuiinnnn !
Demain je vais jouer au Binion ! Le casion mythique du poker à Vegas !
A+
* du verbe "choyouver" bien connu d'en ch'nord
** du verbe "fisher" dérivé de "to be a fish" en anglais ou "aller al'pèque" en chti.
Aujourd'hui, pélerinage dans le centre
historique de Las Vegas. Je me suis inscrit à un des beaux tournois organisés par le "Binion's Horseshoe" durant sa série des "2nd Annual Binion's Poker Classic". L'ambiance est vraiment différente
dans cette partie de la ville. On sent que la concurrence est rude et que les complexes ultra-modernes du strip ont fait beaucoup de tort aux anciens casinos de Fremont street.
Les constructions sont un peu moins "gigantesques", la taille des salles un peu plus humaines. Le Binion's se raccroche à sa splendeur et sa renommée passée. Même leur slogan avoue un peu leur
echec : "The place where history was made and the legend continues"
Le lieu historique des World Series of Poker se raccroche à son "Hall of Fame" des joueurs de légende :
De fait, le tournoi n'attirera que 110 joueurs. La concurence du Venitian et du Caesar et même de Golden Nugget (dans la même rue) se fait sentir !
La structure est néanmoins agréable, les croupiers compétents et la discussion s'installe facilement avec les voisins de tables. Je vais faire la connaissance d'un anglais (responsable chez OnGame)
et d'un canadien sympathique.
Je vais une nouvelle fois aller assez "deep" dans le tournoi en terminant 19ème. Vu le nombre de joueurs, seule la table finale est payée. J'ai eu de bonnes sensations, j'ai à plusieurs moments
nettement dominé la table. L'accident est survenu contre un gros tapis récemment arrivé à la table avec une over-paire de mon coté et un petit brelan floppé du sien.. je perd 70% de mon tapis sur
ce coup. Un traditionnel "coin-flip" viendra terminer mon aventure au Binion's.
Il est 18h45. Je sais que le 150$ quotidien du Caesar commence à 19h pile. Je sors le gyrophare est je me dépêche d'y aller. J'arrive avec une dizaine de minutes de retard mais il est possible de
s'inscrire jusque la fin du round 1. Je déboule donc sur un table qui "tourne" depuis un moment et je bloque le croupier au moment où il allait ramasser mes cartes : "I'll play this hand
!". Je retourne un joli AKs et je constate qu'un joueur a déjà relancé, j'annonce sans réfléchir "raise ! " et mon image a la table est en train de se forger. Je vais miser à tous les
tours de cette main et trouver un caller qui me suivra en enfer avec son AT... joli pot. Main suivante JJ au SB. Un relanceur UTG, le même pigeon qui call et je sens le bon spot et je pousse all-in
immédiatement. J'ai commencé le tournoi il y a 30 secondes et j'ai déjà une image de tueur. Soupirs désabusés du premier relanceur qui folde et mon pigeon annonce "Call !" en ayant l'air
trés sûr de lui : il retourne 77. Mes valets tiennent et je ne peux m'empêcher de laisser partir un "Boubourse !" un peu trop fort... "What did you say ? ".... "I said nice
hand Sir, nice hand...".
En deux mains je suis chip-leader à la table et je reste dans le rôle en ajustant les lunettes de soleil... Je vais marcher sur la table pendant deux heures en shootant un par un les joueurs qui
tentent de resister. Impression grisante d'invulnérabilité, adrénaline au max, les bons moments du poker quoi....
A la pause de 23h, je suis dans les plus gros stacks du tournoi. La fatigue se fait sentir et je vais ralentir le rythme et tenter de gérer le gros tapis. C'est surement une erreur et les blinds
augmentant beaucoup plus vite dans ces tournois à buy-in plus faible beaucoup de joueurs se retrouvent à tapis et les sortant sont nombreux. Ceux qui survivent me rattrapent en terme de tapis. Il y
aura 18 payés dans ce tournoi de 210 joueurs. Nous sommes encore 30. Je relance preflop avec KK, un joueur en position call. Flop T93 tricolore. Je mise 40% du pot pour essayer de le faire
grossir, mon adversaire envoit tapis pour 70% de la valeur de mon stack.. ouch... Je suis peut-être devant un brelan. J'ai arrété de penser qu'un type qui a un brelan va slow-player forcement, cela
m'a déjà joué des tours. Néanmoins, je ne me vois pas coucher mes rois. "I call ! ". Et là, c'est une bonne surprise, il a QQ. Il me sert immédiatement un "Nice call sir"... Une
dame à la rivière viendra ruiner mon tapis plus que respectable.
Et voilà, je me retrouve dans une situation bin connue mais trés inconfortable : short-stack à l'approche des places payés. Les blinds augmentent encore et me voilà a moins de 10BB. Le seul move
qu'il me reste est d'envoyer tapis. Je serre les fesses pendant que d'autres sortes. Enfin, les 2 tables finales sont constituées, nous ne sommes plus que 20. Je sais que je ne joue pas pour juste
être payé, il faut simplement que je trouve un spot pour tenter de doubler.Au moment où j'entend "Seat open on table 51 !" je retourne AK. C'est le moment ! mais c'est aussi la bulle... un gros
tapis limpe en milieu de parole. C'est mon tour de parler. Il faut que je boite. A ce moment, j'entend "all-in !" sur l'autre table... Il est urgent de prendre son temps... Le problème c'est que
sur l'autre table, le mec qui hésite a caller pense la même chose ! Un petit coup de pouce viendra m'aider quand un joueur de l'autre table demandera "Time !" pour forcer le joueur a se décider.
J'entend "Call !". Mon limper demande le time contre moi, il me reste une minute. Je laisse défiler les secondes... ... .... "Seat open on table 51 !". Yess ! in the money ! Je balance
boite avec mon AK et mon adversaire retourne KK, ouille ! ça pique ! Pas de miracle et je sors 18ème et premier payé de ce tournoi que j'avais "bien en main"....
Je me décide à rédiger un article de
conclusion à mon blog une semaine après mon retour. L’idée est de partager au maximum mon expérience afin que les autres membres du club Pokeralille qui ont comme moi réussi à se qualifier pour
un event des WSOP puissent en profiter.
Il vous manque le récit de ma dernière journée à Vegas. Je n’ai pas pu faire de « gros » tournoi car ils sont tous prévus pour avoir une table finale le lendemain et il est
particulièrement idiot de participer à un tournoi si on ne peut pas faire une éventuelle table finale.
J’ai donc pris la voiture et je suis parti faire le tour des magasins pour faire le plein de souvenirs et de matériel électronique très intéressant grâce au taux de change €/$.
Si vous souhaitez acheter du matériel photo, un ipod ou un iphone ou encore un ordinateur portable, je vous conseille d’éviter les boutiques du strip et des hôtels. Le choix est limité et les
prix ne sont pas intéressants (à part peut-être la boutique Apple du Fashion Center avec des prix « standards » sur les équipements Apple). A 10 minutes du strip en voiture, il y a un
centre commercial important avec en particulier un magasin « Best-buy » pas mal du tout avec des prix très attractifs (attention, ils sont très insistants pour vous vendre leur
extension de garantie soi-disant internationale…). Sinon en allant un peu plus loin vers l’aéroport vous trouverez un « Fry’s » énorme où il est possible de passer des heures tellement
le choix est large (mais avec un conseil proche de zéro)…
J’ai personnellement acheté un flash pour mon reflex, un casque Bose, un Canon Ixus, un ipod nano et diverses petites choses… J’ai balancé les emballages et je n’ai pas eu de soucis avec la
douane.
Ensuite, je suis retourné faire un tour au Rio pour me prendre une dernière piquouze des WSOP. J’ai croisé en coup de vent un Benjo toujours très occupé et j’ai pris quelques photos des champions
présents (Brunson, Fergusson, Forest, Lederer…). Un passage à la boutique officielle WSOP pour acheter quelques casquettes commandées par des potes et j’ai ensuite mis le cap sur le Caesar
Palace pour participer au 150$ de 19h (qui lui se termine dans la nuit). J’ai sauté au bout de 2h après un début de tournoi sauvage et des swings impressionnants. Je savais par expérience qu’il
ne faut pas aborder la fin de ce tournoi short-stack et j’ai donc accepté un coin-flip rapidement pour prendre une bonne option pour la suite. Je suis tombé du mauvais coté du coin-flip ;-)
.
Pour terminer la journée, j’ai réessayé le cash-game au Bally’s. Je cave max (300$) à la 1-2 et je commence une session d’environ quatre heures sur une table assez difficile. J’oscille entre 200
et 400$ et vers 1h30 du matin, je suis claqué et je suis à 280$. J’attends une dernière main pour me remettre en positif et me casser. Ce qui doit arriver arrive : je suis au bouton est je
touche 2 magnifiques As. Cas idéal, j’ai un relanceur en début de parole à 15$, un caller en middle… je reraise à 45$ au bouton. Le premier relanceur rereraise à 100$ et le deuxième se couche. Je
fais mon cinéma pendant 30 secondes avant de pousser mon tapis. Le mec grimace, il me dit que je dois avoir les as mais qu’il n’a jamais couché les rois préflop. C’est donc un call, je suis
couvert.
Flop QQT…. Turn 4…. River…..K
« Oh my God !!!, Jesus Christ !!! etc….. »
Je me casse un peu dégouté que ma dernière main à Vegas soit celle-ci….
Le lendemain, je fais le parcours du combattant du départ (check-out de l’hôtel, rendre la bagnole, check in à l’aéroport, douane, etc…). Je me retrouve dans la salle de transit avec 3 heures à
perdre. J’ouvre le PC portable et je découvre qu’il y a un accès Wifi gratuit dans tout l’aéroport. Je commence immédiatement une session de cash-game online sur Pokerstars (j’ai profité de Vegas
jusqu’au bout !). Mon PC me laissera en rade sans batterie après 2 heures de jeu et un gain de plus de 200$....
Le voyage du retour se passera comme un charme, 9h30 de vol direct (j’ai dormi 6h !).
Je vais conclure ici le récit de mon séjour et je vais faire un post spécial pour la conclusion…
Je vais conclure mon blog avec ce post. Je tiens tout de suite à remercier tous ceux qui
m’ont soutenus dans ce périple, merci pour vos commentaires, ça fait vraiment très plaisir. Merci aussi à la dame de cœur et aux quatre as d’avoir assumé la passion de leur mari ou de leur papa
et de m’avoir permis de réaliser un rêve.
Alors ? Au final, ça vaut le coup ?
Au niveau poker, c’est le nirvana : un choix exceptionnel de tournois magnifiques. Un professionnalisme et un accueil parfait. En période de WSOP, tout le gotha du poker est présent à Vegas,
cela permet de faire de rencontres intéressantes et de côtoyer, voire de jouer avec de vrais pros qu’on a plutôt l’habitude de voir à la télé.
J’ai passé l’immense majorité de mon temps à jouer au poker et je ne regrette rien. Je vais peut-être paraitre un peu radical, mais je ne comprends pas trop l’intérêt que peux avoir Vegas sans le
poker. Je ne suis pas un joueur de casino, je n’ai pas mis un cent dans les machines à sous, je trouve les spectacles proposés à Vegas chers et très « kitsch ». Je suis amateur de
« réalité » et de découvertes de lieux et de personnes qui ont une « vraie » vie. Vegas, c’est l’extrême inverse : tout parait factice. Des hôtels surdimensionnés qui
surenchérissent tous dans le tape à l’œil et des milliers de touristes qui restent en moyenne deux ou trois jours à Vegas et qui cherchent tous la même chose : jouer, voir tout les trucs
« à voir » dans les hôtels du strip, faire le grand canyon (mais vite surtout, en hélico et en 3 heures), s’encanailler dans un strip-club voire tester la marchandise pour les
célibataires ou les moins fidèles…
Et cela tourne 24h/24. C’est vite fatigant. Le bruit des machines à sous est assourdissant. Vous descendez de votre chambre à 7h du mat pour trouver un petit déj’ et vous retrouvez les mêmes
zombis accrochés à leur machine à sous…
Je pense que la visite des sites naturels proches de Vegas doit être vraiment bien (Death Valley, le grand canyon, etc)… j’ai hésité un moment et finalement, je n’ai pas eu le goût de faire cela
seul. C’est vraiment le genre de truc que j’ai envie de partager avec quelqu’un.
En fait, mon principal regret (si ce n’est l’unique) est d’avoir fait le séjour seul. Il était prévu que je partage une chambre avec Thomas Fougeron mais un contretemps de dernière minute l’a
empêché d’être à Vegas en même temps que moi. Ce n’est pas vital, mais être plusieurs permet de diversifier les activités et de se motiver pour faire d’autres choses…
Donc, je me suis fait une overdose de poker, j’ai profité de chaque minute et j’ai beaucoup appris dans les tournois live multi-tables. Le bilan financier n’est pas catastrophique : j’ai
dépensé environ 3500$ en buy-in de tournoi. J’ai gagné environ 1200$ grâce à mes places payées. Tout compris (voyages, hotel, poker, achats, etc…) j’ai dépensé moins de la
moitié de ce que j’avais gagné sur Pokerstars avec mon package (12,5k$).
Voici maintenant quelques trucs en vrac qui j’espère aideront les autres membres du club lors de leur voyage à Vegas :
Les déplacements : je reste convaincue que la location d’une voiture est une bonne affaire. Le prix est très bas (il faut résister à
leurs propositions de sur classement pour avoir une grosse bagnole inutile). Cette dernière permet d’avoir une grande liberté et de ne jamais être bloqué quelque part. Certes, il y a beaucoup de
taxis, mais j’ai déjà vu des files d’attentes de 100m pour en avoir un. Se déplacer à pied est vraiment à réserver aux (tout) petits trajets, il fait 40° et c’est vite insupportable. Au période
de pointe, il y a même des « bouchons » de piétons sur les trottoirs surpeuplés. Les hôtels et les casinos ont tous des parkings immenses gratuits. Deux possibilités en arrivant dans un
parking : le « Valet Parking » ou le « Self Parking » ; Avec le premier vous laissez vos clés à un « valet » qui s’occupe de tout, il faut juste prévoir un
pourboire correct au moment de récupérer la voiture. Le deuxième est complètement gratuit, vous marchez un peu plus c’est tout…
Sinon, un truc auquel il faut faire gaffe aux US : les feux tricolores sont situés APRES le carrefour : une simple ligne blanche indique où il faut s’arrêter AVANT le
carrefour (en regardant les feux qui sont de l’autre coté). C’est déroutant au début et ça peut être dangereux.
Sinon, pour ceux qui ne sont pas habitués aux boites automatiques : 2 pédales, frein et accélérateur (on utilise que le pied droit). Le levier a plusieurs positions : P (parking), R
(reverse : marche arrière), D (drive : c’est celui-ci qu’il faut utiliser couramment) et enfin éventuellement une ou deux sous multipliée inutiles à Vegas.
La bouffe : Il est possible de très bien manger pour pas cher. Dans les hôtels, je vous conseille les « Buffets » qui sont
gargantuesques. Pour environ 15$ vous pouvez vous servir 15 fois sans jamais prendre la même chose (mais bon, faut être américain pour savoir faire cela). Globalement, les américains ne sont pas
sectaires au niveau alimentation, on trouve de tout. Il y a un grand mélange de nationalités et donc profusion de restaurants « exotiques ». J’ai quand même vu un «barbecue mongolien»
et des « nouilles guatémaltèques » !!
Sinon, je vous conseille le « double-double » dans les « In & Out », les « Singapore Noodles » du Caesar, et le plat du chef de l’italien en haut à gauche des
escalators du Fashion Show Mall.
L’hôtel : plus que le nombre d’étoiles de l’hôtel, je vous conseille de bien choisir son emplacement. Les distances ne sont pas
flagrantes quand on regarde un plan du strip à Vegas, mais prenez garde, c’est trompeur. Un exemple : Le Caesar est quasiment en face du Bally’s, il faut sortir du Bally’s prendre les tapis
roulants jusqu’au strip, prendre les escalators pour emprunter la passerelle qui passe au dessus du strip puis rejoindre les portes d’entrée du Caesar : compter 10 à 15 minutes de
marche !
Il faut choisir un hôtel avec une position centrale qui permette d’être « près » de beaucoup de choses. Le Bellagio, Le Bally’s, Le Caesar, Le Flamingo, Le Venitian sont des bons choix
à cet égard. Le Rio, Le Mandalay Bay ou le Luxor sont plutôt excentrés.
Les accès Wifi depuis l’hôtel ne sont pas cher (10 à 12$ les 24h) et cela vaut le coup de ramener le portable (pour trouver les adresses, repérer les bons tournois et accessoirement… tenir un
blog). Pensez aussi à utiliser le coffre-fort de votre chambre, on se balade souvent avec beaucoup de liquide quand on joue au Poker.
L’argent : L’idéal, c’est la carte de paiement et de retrait Neteller. Il faut juste penser à la charger à bloc avant de partir car
l’accès à l’interface est interdit depuis les US. Ensuite, c’est le pied : pas de frais de change (compte en $, retrait en $) et commission minime au moment des retraits. Les limites des
distributeurs de billets n’ont rien à voir avec la France : 3000$ par retrait dans les casinos. C’est donc la limite à 1000$ / jour de Neteller qui s’applique. J’ai testé pour vous : ça
marche nickel, j’ai retiré 980$ d’un coup (il faut penser aux 2$ de commission et donner un multiple de 20 inférieur à 1000$). Des frais de deux pour mille, c’est imbattable. Quand je pense au
frais de change que j’ai eu en France pour acheter 3000$, c’est affolant ! Sinon : les inscriptions aux tournois se font en cash ! Pas de carte de crédit ! Il faut donc avoir
un peu d’avance (et utiliser le coffre-fort de la chambre).
Prévoir aussi d’avoir toujours à portée de la main quelques billets de 1$ : tout marche au pourboire.
Le Poker : une épreuve des WSOP est forcement incontournable. C’est difficile, la structure est rapide mais bon… c’est le but du
voyage et on veut tenter sa chance pour le « big shot » !
Ensuite je conseille principalement les "Mega-Stack Series" du Caesar et le "Deep Stack Extravaganza" du Venetian : des tournois magnifiques avec beaucoup de participants
pour un buy-in acceptable. Pour le cash, je sais pas trop, je suis nul et mon séjour me l’a confirmé ;-)
J’espère que ce blog vous a apporté quelque chose… Avec 200 visites par jour, je pense que pour certains c’est sûr !