
Magnifique tournoi. Une poker
room superbe, un personnel compétent, un belle structure, un bon niveau... le pied quoi.
Bon je casse le suspense et ensuite je vous la fait en détail : je sors 31ème sur 440 et je touche 883$. Il y avait 45 payés mais le prizepool fait la part belle à la table finale. Le premier
touche plus de 30000$. Je sors sur ce que le chef de salle appellera un "tough beat" en me tapant dans le dos : j'ai 110k, le tapis moyen est de 210k. Les blinds sont de 6000/12000 ante 2000, il y
a 36000 au pot avant d'avoir les cartes. Je suis UTG est je retourne AKu. J'envoie boite. Il y a un seul mec désagréable à la table, il m'a sur-relancé plusieurs fois depuis les blinds en marmonant
des trucs pas cool sur les "frenchies". Cette fois encore, il râle en expliquant bien fort "No need for a count ! I call the frenchie !". Il retourne AQ et fait moins le malin quand il voit ma
main. Evidement une Q tombe au flop... dégouté...Ce coup devait me remettre au tapis moyen et me permettre de continuer une bataille entamée 13h plus tôt ! Enfin bon, un point positif c'est que je
loupe le day2 du tournoi d'une heure. Je pourrais ainsi refaire le même tournoi dès demain.
Bon alors, comme d'hab, un petit compte rendu de la journée : réveil 7h30, je commence a faire des nuits normales... Rédaction de l'article du blog sur les WSOP et ensuite coup de fil à ma dame de
coeur et à mes quatres as.
Je me tâte un moment sur le tournoi de la journée : Caesar Palace ou Venetian ? Initialement le 300$ du Caesar a une meilleure structure (rounds de 50 minutes) mais l'annonce de l'augmentation des
stacks de départ pour le Venitian (15000 jetons !) me font changer d'avis et je file au Venetian sans même prendre de petit dèj.
Arrivé sur place accueil royal du chef de salle qui me propose un sat une table à 130$ avec 2 tickets à la gagne. Il me laisse le temps d'aller chercher un café croissant que je déguste en
attaquant le sat... Il est 10h du mat, je suis déjà à une table de poker... ville de malades.
Je vois pas beaucoup de jeu mais un style serré agressif me permet de me maintenir en place. Je fini 4ème sur un coup trés moche : Je call au bouton derrière 2 limpers avec JTs. Flop KJ2 tricolore.
Tout le monde check, moi aussi...
Turn T, ça check encore et je bet le pot. Un mec hésite trois plombes et fini par caller pour 90% de son tapis (!!). Turn 9, il balance les 10% restant, que je paye perdant mais c'est infoldable.
Il retourne Q3... Il me reste un tapis rikiki et je saute sur un coin flip peu de temps après.
Je file m'inscrire 1/2 heure avant le debut du tournoi. Nous sommes 440, 15k de stack de départ, blinds 25/50... belle profondeur de tapis.
Ensuite je vois du beau poker, avec des top-paire top-kicker foldées après surelance (c'est un bon critère ça !). Je peux jouer un jeu en petites touches où on prends en compte autant les joueurs
en présence que la valeur de sa main. Je suis super concentré, j'ai les lunettes noires et comme dirait NBK, j'ai sorti mon A game.
Je ne me souviens pas de mains particulière sur le début du tournoi. Je crois que je n'ai jamais mis tout mon tapis en jeu pendant les 4 ou 5 premières heures de tournoi.
C'est néanmoins assez éprouvant, il faut maintenir la concentration. Pendant les WSOP, le Venetian a étendu sa salle de tournois à 70 tables et une bonne partie sont maintenant trés proches des
machines à sous, le bruit est insupportable... coup de bol, je retrouve dans mon sac des bouchons d'oreille que j'avais prévus pour le vol en avion. Je vous le conseille, c'est vraiment nécessaire
si on veut pas devenir dingue ! Ensuite, je carbure au RedBull pour me tenir éveillé, ça marche pas trop mal.
Le tournoi est un combat permanent, je surveille de près la hauteur de mon tapis et je ne me laisse pas distancer par le tapis moyen. Je suis maintenant obligé de passer par des relances à tapis
qui heureusement vont passer à chaque fois.
A la pause diner, j'ai 90000 pour un stack moyen de 78000. C'est plutôt bien. Il reste environ 95 joueurs.
Ensuite, ça devient violent avec des antes élevées et certains trés gros tapis qui tabassent fort. Je suis changé plusieurs fois de tables et mon image est à reconstruire à chaque fois... et j'ai
plus vraiment le temps de la fignoler mon image.
Un peu avant les place payées, je vais avoir un gros coup de chatte qui va me sauver d'une place proche de la bulle. Je suis shortstack à 50K, je raise UTG avec AJ, il y a un reraise derrière pour
60% de mon tapis. Je tente un call en me disant que je peux encore folder si le flop est trop pourri. il tombe KT6. Le mec tient ses jetons en l'air au dessus de tapis pour me faire comprendre que
quoi que je fasse, il balance.... Je recompte mes jetons et je regrette mon call.... Je ne veux pas jouer avec 3BB, alors je pousse. Il call avec AQ, Aïe !
Turn......... Q , Yessssss ! La table fait des Ohhh my God ! Jesousss Craiiist ! Et moi je ramasse mes tonnes de jetons en rigolant !!!
Ensuite, ça se passe bien jusqu'aux places payées, que j'atteins avec le tapis moyen (150k). Je ressere un peu mon jeu pour profiter des joueurs qui s'envoient en l'air à partir de moment où il
sont payés. La structure des prix est un peu débile : entre la 45ème et la 37ème place on touche 660$ (pour une mise de 550, c'est ridicule).
J'arrive a passer la limite des 37 mais sans trouver le moyen de monter mon tapis. La prochaine augmentation est pour la 27ème place (1180$), c'est pas gagné.
La fin, vous la connaissez, j'ai pas encore digéré l'attitude de cet abruti... mais bon... that's poker.
Sinon, un petit mot sur le Venetian, c'est trés rigolo, il y a un contraste étonnant avec le Bally's. Autant ce dernier fait un peu old-school (avec des serveuses en mini-jupe certe, mais qui ont
le même âge que l'hotel !) autant le Venetian c'est trés jeune avec pleins de fêtards partout et des serveuses en string qui vous empêche de vous concentrer sur les cartes (pffff... c'est dur le
poker...).
En soirée, c'est la folie, c'est le lieu de sortie de plein de bandes de jeunes. Alors, les mecs, on dirait tous des rappers et les filles... bah, l'uniforme, c'est la micro-robe à la Maria Careh
qui défie l'apesanteur et qui doit tenir au scotch double face, le tout assorti avec des talons aiguilles improbables. Certaines peuvent se permettre ce style de tenue et c'est pas désagréable pour
un sou, par contre beaucoup le font quand même malgrès un régime hamburger/frites depuis le plus jeune âge....
Enfin bon, ça fait un peu racaille endimanchée tout ça...
Un autre truc, je suis toujours surpris par le nombre impressionant d'américains TRES gros. L'obésité veut dire quelque chose chez eux... Dans certains hôtels il y a des tricycles à moteur spéciaux
garés un peu partout : ça fait peur ! Je me suis fréquemment assis à des tables de poker où je devais être le plus léger, et ça, c'est pas tout les jours que ça m'arrive en France !!!!