Cette fois pour changer un peu d'ambiance j'ai décidé de faire un tournoi deep-stack au Caesar Palace. En période de WSOP, les casinos se battent pour proposer la meilleure structure possible pour
les joueurs. Du coup, je fait un 300$ avec une structure magnifique (12500 de stack, rounds de 50 minutes !).
Le tournoi va mal commencer, je touche 2 ou 3 monstres dans le premier round que je suis obligé de folder après des boards désastreux et des reraises massifs à la turn ou à la river. Du coup, je me
retrouve avec un tapis plutôt petit et surtout avec une (fausse) image loose aggro qui va me coller aux basket. Surtout que je ne touche plus rien derrière... Dès que je raise, j'ai un ou deux
caller qui espèrent des jetons faciles... Le problème c'est que je ne trouve pas mes flops.
Mais l'effet deepstack est là, il est possible de mal commencer et de se refaire.... J'oscille entre le tapis moyen et la moitié du tapis moyen pendant 4 heures. Pas moyen de monter au
dessus...
Ensuite, les 2 chip-leaders du tournoi sont bougés à ma table et ça devient trés dur de bouger une oreille. Je suis durablement inscrit dans la liste des "short-stack" officiel. J'ai un mal de
chien à trouver des créneaux pour envoyer ma boite (j'ai moins de 10 BB), l'énorme majorité des mains sont relancée.
Mais bon, je lutte pour ma survie (contrairement à certains qui se laisse mourir). Dès que je peux le faire, c'est boite avec le "first-in vigorish" et un tapis à environ 10BB qui fait hésiter les
éventuels callers.
Je deviens d'ailleurs l'attraction de la table, j'ai poussé mon tapis 18 fois. J'ai pris les blinds 13 fois. J'ai fait folder un raiser une fois avec un monstre. J'ai été callé 4 fois. Je double 2
fois et je perds 2 fois dont une fois contre un plus petit tapis que le mien. A chaque fois que je push, J'annonce "Push time !" et les mecs comptent les points à la table.
Je finirais par sortir avec un push avec A7. Le chip leader call avec KJ. Je touche mon A, mais il fait 2 paires river.
Je termine 98 ou 99 sur 460 inscrits. 9 heures de jeu et une trés bonne expérience de vécue...
J'ai rencontré 2 Français avec lesquels j'ai sympathisé. Ils font globalement les mêmes tournois que moi.
Ensuite j'ai fait un peu de tourisme, j'ai visité le Caesar (avec ces fameuses Pussy-Cats Dolls) : il faut que le Pasino vienne faire un stage ici... ils savent comment faire tourner un casino
!
En fait, contrairement à ce que je connais en France, les croupiers mettent ici une ambiance de folie. Il y a des cris et des rires dans tous les coins. Ils doivent avoir un % sur les gains de leur
table et c'est dans leur intérêt d'attirer du monde et des les "fidéliser". Je ne compte plus les tables de craps avec des hurlements autour (exactement comme la scène avec Sharon Stones dans le
film Casino !). Il faut aussi ajouter à cela, les "pole-dancers" qui attirent l'oeil en surplomb des tables. Voici un petit exemple de ce que cela donne :
Ensuite, je vais visiter le mythique "Bellagio" ! Le casino est trés impressionnant, avec beaucoup de jeux qui se jouent en High-Limit (mise mini de 100$... glups). Il y a aussi beaucoup de
choses à voir, les décorations somptueuses, des animations, le cirque du soleil, etc... Par contre je suis un peu déçu par la poker-room, elle est beaucoup plus petite que ce que j'imaginais.
Je repère Anthony Lellouche à une table haute limite avec des montagnes de jetons de 1000$ devant lui. La "Bobby's room" est minuscule (selon les normes américaines of course) et elle est vide
au moment où je suis là...
De retour au Bally's, je vais me laisser tenter par une session de cash-game où je vais mettre une heure pour perdre une cave max à la 1/2 NL. Je suis décidement pas un joueur de cash...
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